Vaudou et machine

…ou l’art de subir un mauvais sort. Je vous raconte cette tranche de vie :

Mercredi je faisais ma tournée de clients pour leur montrer la collection printemps-été et prendre les commandes. C’est toujours très épuisant et il y a toujours une pointe de stress du style “et si ils n’aimaient rien de ma collection ? et si ils n’y croyaient pas ?”. À cela ajoutez le trafic, les parcomètres, les bottes pleines de sel qui ressemblent à des bottes cheap avec des éclairs cheap dessinés dessus, un peu la version bottes d’une honda civic modifiée et décorée.

Bref, pendant la journée, je reçois un email d’Ariane (elle s’occupe de la production et plein d’autres choses) qui me dit : “la machine industrielle ne marche pas et ta petite machine à coudre vient de péter” – bad trip vu que sans machine, certaines choses ne peuvent pas du tout être faites et une commande est à livrer aujourd’hui, vendredi.

J’appelle ma mère à la rescousse, étant moi-même 100 % prise par mes rendez-vous, qui se précipite à l’atelier pour y déposer sa propre machine qu’elle n’utilise pour ainsi dire jamais. Deuxième message d’Ariane : “la machine de ta mère ne marche pas”. Catastrophe. À cours de solution je lui réponds qu’on règle ça jeudi et d’avancer sur d’autres choses. On est alors à 3 machines qui ne marchent pas, toutes en même temps.

Le lendemain matin, un ami de mon père se pointe à ma demande à l’atelier avec un transfo plus puissant pour notre machine industrielle européenne qui ne recevait en fait pas assez de jus électrique pour fonctionner avec le transfo qu’on avait. Bonne nouvelle ! Ça marche.

Deux heures après, la machine industrielle dégage une odeur de voiture sur le point de crever et dégage de la fumée ! Panique à bord.

“C’est pas grave les filles, je vais chercher ma machine à coudre antique à la maison, elle est chiante et vieille mais ça va faire la job”. Je vais la chercher (ça pèse une tonne ces vieux trucs !), on la branche. Je dis quand même aux filles que j’ai un peu l’impression qu’on subit un genre de mauvais sort. Mais noooooon, qu’elles me disent.

Et bien 30 minutes plus tard, la 4ème machine arrête de fonctionner. Bam. Fini. Capout.

On a quatre machines à coudre à l’atelier et on en a quatre à réparer. Le réparateur sera là mardi. En attendant, vous vous en doutez, on a fait ce qu’on a pu avec ce qu’on avait – nos mains.

 

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